Qui sommes nous ?

Historique
Action Justice est issue directement de ce que furent les “Comités Agret” 1970 : Roland Agret est accusé d’un meurtre qu’il nie farouchement.Malgré ses protestations d’innocence, en 1973 il est condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la Cour d’Assises de Nîmes.

Avec sa femme Marie-Jo, il va multiplier les actions.

Elle comme lui : Sans répit, dans les pires conditions.

Après une grève de la faim de 1 an et 28 jours, alors qu’il ne pèse plus que 47 kgs, Roland est gracié in extremis par V. Giscard d’Estaing, en 1977, sur intervention de plusieurs experts emmenés par le Docteur Bernard Granjon (Médecins du Monde), du Docteur Louis Tosti (Médecin Chef des Baumettes), du professeur Solange Troisier, alors Médecin Général des prisons dont la prise de position, avec celle des experts, a été déterminante.

L’affaire a fait grand bruit, tant la mobilisation a été grande.

Des médecins, des avocats, des magistrats, des hommes politiques, des journalistes, des écrivains, des acteurs, des intellectuels…

De cette mobilisation, sont nés, partout en France, “Les Comités Agret”.

Gracié mais pas innocenté après 7 ans de prison pour rien, Roland va poursuivre son combat pour la révision de son procès.

Il s’empoisonne Place Vendôme, deux doigts coupés qu’il porte au Ministre de la Justice…

Un combat de 15 ans aux limites de l’imaginable.

En 1984, il obtiendra la chose rarissime, après Dreyfus et Devaux : La révision de son procès.

En 1985, rejugé par la Cour d’Assises du Rhône, il sera acquitté et réhabilité.

Les Comités ont élargi leur lutte dès la libération de Roland, créant d’abord la Ligue Justice Prison puis la Boutique du droit pour devenir, il y a environ 5 ans, Action Justice, somme de rencontres de compétences et d’expériences.

Organisation
Nous ne reprochons pas à la Justice de pouvoir se tromper, mais nous la trouvons épouvantable lorsqu’elle se croit infaillible. Des avocats, des magistrats, des policiers, des agents de recherches, des experts, des journalistes, participent avec nous à la recherche de la vérité, lorsqu’un dysfonctionnement judiciaire est avéré.

Nous n’intervenons que lorsque nous sommes mandatés par un ayant droit, par l’intéressé ou un membre de sa famille.
Nous n’avons pas de pouvoir décisionnaire, nous nous battons pour rechercher la vérité, quelle qu’elle soit, dans l’intérêt même d’une bonne Justice. Nous ne sommes ni des mercenaires, ni une machine à fabriquer les innocents ou les coupables. Si un témoin a mal été entendu, si d’autres ont été oubliés ou révélés ensuite, que leurs auditions tendent à la manifestation de la vérité, nous allons les entendre dans le cadre d’une contre-enquête privée.

Si une expertise, de quelque nature que ce soit, de la graphologie à la balistique, nous semble sujet à caution, nos experts pratiquent un contrôle.

Si une reconstitution a été mal faite ou occultée, nous en organisons une, en présence d’huissier et de journalistes, si les lieux et les circonstances le permettent.

Si nous possédons des éléments de comparaison, nous pouvons obtenir les tests ADN, par un laboratoire spécialisé à l’étranger.

Si nous avons des éléments probants, nous organisons des conférences de presse, avec l’aval de l’intéressé ou de sa famille.

Si les éléments et l’affaire elle-même le permettent, nous pouvons organiser des manifestations diverses. “Un dossier neuf” est ainsi constitué. Dés lors, il peut permettre un rapport auprès des autorités concernées : Juge d’Instruction, Président de Cours d’Assises, Directeur des Affaires Criminelles au Ministère de la Justice…

Pour soutenir efficacement un dossier auprès de la Chancellerie comme de toutes autorités judiciaires, nous savons par expérience, que l’on ne peut pas faire dans le bricolage, dans le bavardage, dans les gesticulations. Il faut des éléments patents. Nous ne bénéficions d’aucune subvention et n’en voulons pas, ne serait-ce que pour préserver notre totale liberté. Les frais et honoraires d’intervenants, tels les avocats, agents de recherches etc… sont à la charge du mandant. Le Forfait est adapté à chaque affaire suivant le lieu, le temps d’enquête, et les démarches à réaliser.

Nos démarches et actions permettent généralement : De soutenir des dossiers par devant les juridictions, de présenter des recours en grâce, requêtes en révision, recours par devant la Cour Européenne de Justice. Nous avons participé à 4 grâces présidentielles sur de longues condamnations, 8acquittements en Cours d’Assises ou en Appel, à 2 annulations de peines, à de nombreuses libérations anticipées, représentant environ 12% des affaires traitées en Pénal. C’est peu mais beaucoup à la fois et autant de terrain gagné contre l’injustice. Cela démontre seulement que nous avons pu produire des éléments incontestables, que la Justice en a tenu compte dans sa décision, sur laquelle nous n’avons aucune influence.
La Justice ne décide rien “pour nous faire plaisir”.

S’il est vrai que nous avons de nombreux contacts dits importants, ils sont toujours utilisés dans le sens de la recherche de la vérité, jamais comme ‘moyen d’influence”. Si des personnes, d’une façon ou d’une autre, dans tous les cas de manière volontaire, tentent de nous manipuler par de faux éléments ou témoignages de complaisance, notre clause de conscience fait que nous abandonnons immédiatement l’affaire.

Il nous est tout aussi insupportable de savoir un innocent en prison qu’un monstre en liberté. C’est pourquoi, selon le cas, entrant dans ce critère, nous acceptons de nous retrouver quelquefois du côté de la partie civile. Dans quelque affaire que ce soit, nous ne sommes pas des faiseurs de miracle, mais nous savons monter au créneau avec toute raison. Notre seul engagement : nous battre avec ceux qui font appel à nous.