Affaire Charles Missenard ou “le vrai faux cadavre”

Cette troublante et délirante affaires Charles Missenard est exemplaire à plus d’un titre, tant elle semble issue d’une incroyable fiction.
Charles Missenard a été lourdement condamné au Luxembourg pour avoir, soit disant, empoissonné sa femme.
Des aveux ? Non.
Des preuves ? Aucune.
A-t-il un mobile, le moindre intérêt pour tuer son épouse ? Non.
A qui profites le crime, si tant est il qu’il puisse s’agir d’un meurtre.
Certainement pas à lui.
Alors pourquoi et pour qui ce costume de coupable taillé grossièrement à l’aide de bricolages judiciaires aussi ineptes qu’indécents?
Nous pouvons raisonnablement penser, tellement c’est évident, qu’un mobile de substitution peut se situer dans la sauvegarde d’une belle réputation : Celle d’un clinique huppée luxembourgeoise, lovée entre deux tours bancaires, dans laquel rien ne peut se produire. Ni incident, ni accident…
Si l’on sait que le propriétaire de cet établissemnt prestigieux n’est autre que le fils du Ministre de la Justice, bien calé dans un fauteuil du Grand Duché, ne peut-on pas se poser la question : Et si une raison judiciaire s’était appuyée sur une raison d’État pour sauver cette dite réputation immaculée ?
Ce qui pourrait peut-être expliquer le chef d’œuvre de malhonnêteté intellectuelle de la Justice France  qui a cautionné cette posture indigne, en embastillant Charles Missenard de la façon la plus illégale, ne reposant que sur un mandat d’arrêt international…Introuvable encore à ce jour.

Note : Nous possédons l’intégralité de ce dossier scandaleux qui compile les forfaitures. Également de nouveaux témoignages et contre expertises réalisées par des experts français de grande réputation. Autour de son nouvel avocat, Maître Claude Llorente du Barreau de Paris, un large consensus de la non culpabilité de Charles Missenard s’est établie.
L’OIP dénonce clairement une incarcération illégale.
Soutenus par Action Justice, un recours en grâce et une requête en révision de procès vont être déposés et la Cour Européenne a été saisie.
Cette affaire est un immense scandale, en pire.

L’histoire :

Charles Missenard est un médecin biologiste de grand renom.

A l’époque, il exerce dans une Clinique de prestige au Luxembourg.
Sise entre deux grandes tours bancaires.
Le propriétaire n’est autre que le chérubin du Ministre de la Justice du Grand Duché…
C’est à dire si la réputation de l’établissement se joue  à la plus infime rumeur qui doit être étranglée, jugulée, anéantie sur le champ.

L’épouse  du Charles Missenard est hospitalisée dans cette clinique.
Elle est au plus mal. Son époux tient absolument à participer aux interventions pour tenter de la sauver. Ce qui est la moindre des choses.
Notamment, il pose les perfusions et administre du Valium en calmant.

Malgré tous les soins prodigués, la pauvre dame décède…

Erreur médicale ? Mais quelle horreur ! Dans cette clinique, c’est impensable !

Un crime ? Cela ferait assurément moins moche, en plus l’établissement pourrait peut-être  adopter une posture de victime…

Charles Missenard est d’abord cerné par une méchante rumeur induite par un infirmier de son service qui le hait. Il aurait , selon lui, déjà assassiné sa première épouse…Cela ne mange pas de pain et cela fait son petit effet, même si cela n’est fondé que sur une vue de son esprit.
Dans une courte foulée, Charles Missenard est désigné comme coupable d’empoisonnement sur son épouse.

Et par quel méandre ? L’infirmier, le fameux, va jouer du scalpel et opérer à des prélèvements sur le cadavre.
Sans être habilité, sans la moindre demande ni compétence.
Quels seront ses modes de conservation et de transport ? Mystère. On peut tout supposer, du flacon au papier journal, dans tous les cas, dans des conditions très improbables en matière de précaution.
Et que va-t-il en faire ? Il va les déposer dans son réfrigérateur, entre le fricandeau et le camembert…

Mille fois vrai, c’est à frémir.
Alors qu’il aurait du être poursuivi pour cet acte illicite en matière de médecine légale, il va restituer  ses prélèvements à la Justice du Grand Duché qui va les enregistrer comme des pièces à convictions probantes.
Et comme par hasard, ils contiennent du cyanure à faire tomber raide mort un éléphant. Saut que a défunte n’est pas décédée immédiatement et que , selon le mode de conversation, les prélèvements humains secrètent du cyanure en quantité importante.
Sans compter que , n’importe qui a pu faire n’importe quoi à n’importe quel moment…

Les mécanisme d’une bien étrange machine judiciaire vont se mettre en branle.

La juge d’Intrusion va ordonner l’autopsie du corps de madame Dias Rodriguez Maria de Fatima à la place de celui de la femme de Charles Missenard, née Béatriz Vidador… Encore phénoménale non ?
Mais le vrai faux cadavre fera l’affaire. Des infirmières, qui n’assistaient certainement pas à cette obscure autopsie, vont reconnaitre le visage de madame Missenard ! Le médecin légiste désigné à ces manipulations macabres n’est qu’un stagiaire, pas un légiste diplômé…
A la limite, un brancardier aurait tout aussi bien fait l’affaire…
Sommes nous en Europe ou aux fin fond d’une République bananière ?

Charles Missenard, malgré ses virulentes protestations d’innocente, sera malgré tout définitivement condamné à perpétuité en janvier 2003.

Il fait Cassation… Et contre une caution de 75 000 euros, il est remis en liberté! Une autre mesure pas piquée des hannetons…

Il revient en France et travaille dans un laboratoire d’analyses médicale, à Quincy-sous-Senart.
Il faut dire qu’il est aussi méticuleux que chiant envers ses subordonnés.
L’un d’eux, taraudé par l’envie de nuire à son chef, va pianoter sur internet, jusqu’à ce qu’il découvre les infortunes judiciaires de son patron.
La belle timbale qu’il va s’empresser de dénoncer dans le premier commissariat à portée de délations…

Sous prétexte d’un mandat d’arrêt international qui n’existe pas, malgré l’ordonnance de remise en liberté par l’Avocat Général saisi de cette épineuse affaire, Charles Missenard est séquestré dans les prisons de la Santé.
Mais pourquoi donc le directeur de cet établissement pénitentiaire n’a pas exécuté l’ordonnance du magistrat ? Sur quelle intervention et ordre occulte ?

Malgré son dossier surréaliste, truqué et tronqué, la Justice France a pris gaillardement le relais, s’inscrivant dans ce déni pis que scandaleux…
Charles Missenard est aujourd’hui à perpète à Poissy…

Est-il victime d’un malveillance acharnée ?
Ce volontariat aurait l”insigne mérite de révéler le vrai mobile de cet acharnement, d’un indignité parfaite.
Est-il victime d’incompétences à répétition ?
Ce serait alors une pantalonnade de judiciaire affligeante, s’inscrivant au hit parade d’une dangerosité institutionnalisée, extrême pour les justiciables.

Parce que dans ces deux hypothèses, la magistrature debout s’est bien couchée et même vautrée sur le code de procédure en matière pénale.

Ce qui pose le problème de l’attitude fonctionnelle du parquetier :
Est-il chargé d’appliquer strictement les lois ou d’obéir aux exigences de sa hiérarchie ?
Est il chargé de rendre Justice ou de se replier aux ordre des ses chefs, sachant qu’un chef a toujours raison ?